Montée en puissance d’un serial-auteur. Entretien avec Nicolas Feuz, Procureur de la République et auteur de thrillers .

 

Nicolas Feuz

Depuis sa création,  Booknseries s’est donné pour mission de démontrer que les talents de demain et les futurs best-sellers pouvaient aussi naitre de l’auto-édition. La montée en puissance de  Nicolas Feuz, serial-auteur suisse (roman llmoran), nous a donné envie de partager avec vous son expérience.

Né en 1971, Nicolas Feuz  s’est lancé dans l’écriture de thrillers en 2010. De ses romans, il aime à dire qu’ils sont un subtil mélange d’anecdotes vécues dans l’exercice de sa profession, de son goût pour les histoires un peu trash et de son incorrigible imagination.  

A quelques jours de la sortie de son dernier roman,« EMORATA », l’auteur Suisse a répondu aux questions de Booknseries .

1-      Combien de romans avez-vous écrits à ce jour ?

Cinq : ILMORAN, l’avènement du guerrier (2010), ILAYOK, le berceau de la folie (2011), ILPAYIANI, le crépuscule massaï (2012), ces trois romans policiers formant ce que la presse suisse romande a intitulé au départ la « Trilogie massaï », titre qui m’a plu et que j’ai rapidement repris à mon compte. Puis, ce fut au tour de La septième vigne (2013 – thriller ésotérique) et le petit dernier qui sortira le 20 octobre 2014 : EMORATA, pour quelques grammes de chair (prequel de la « Trilogie massaï », se lisant toutefois indépendamment de celle-ci).

2-      En dehors de votre publication sur Booknseries.fr, quels moyens utilisez- vous pour vous promouvoir ?

Les communiqués de presse, les contacts directs avec les librairies indépendantes (avec séances de dédicaces), Internet et les réseaux sociaux (essentiellement Facebook, en lien avec Twitter). La présence dans certains salons du livre, certaines manifestations (conférences) et, surtout, le bouche à oreilles sont également très importants. Enfin, OLF, le plus grand diffuseur suisse (francophone) vient d’entrer dans la course pourEMORATA, ce qui permettra sa distribution dans les grandes surfaces commerciales et à large échelle.

3-      Ces moyens ont-ils évolué depuis que vous avez commencé à vous auto-publier ?

Bien qu’écrit en 2010, le premier roman (ILMORAN) n’est en réalité arrivé sur le marché qu’en février 2013. En quelques 20 mois, j’ai donc essentiellement développé les moyens évoqués ci-dessus, en particulier une présence accrue sur les réseaux sociaux. La récente intervention du diffuseur OLF va également faire évoluer les choses, dans le bon sens j’espère. L’avenir sera probablement de trouver un diffuseur sur sol français. Aujourd’hui, je ne tente plus de « forcer » les portes de l’édition traditionnelle, qui sont notoirement verrouillées. Je préfère mettre mon énergie dans le réseau que j’ai créé petit à petit, qui me garantit une indépendance complète, aucune pression, aucune censure, aucune contrainte commerciale et, surtout, la conservation de tous les droits (notamment d’auteur) sur mes romans.

4-      Quel est aujourd’hui votre principal canal de distribution ?

S’agissant des livres imprimés, les canaux usuels de la distribution : Payot (plus grande chaîne de librairies en Suisse romande), les autres librairies indépendantes intéressées à vendre mes livres, les grandes surfaces commerciales en Suisse romande (Migros, Coop, Manor, Fnac, etc.) et les kiosques (principalement la grande chaîne Naville, qui écoule de très nombreux polars en format poche). Il demeure également, mais dans une moindre mesure, les commandes Internet sur le site TheBookEdition.com. Côté e-books, plusieurs plates-formes sont utilisées, dont notamment Amazon (version Kindle), le site précité TBE et la plate-forme du diffuseur suisse susmentionné (qui sert en réalité de plate-forme à toutes les librairies et grandes surfaces commerciales désirant commercialiser des e-books).

5-      Combien de romans avez-vous vendus à ce jour, et à quoi attribuez-vous votre succès croissant?

A ce jour, environ 10’000 exemplaires ont été écoulés, en très large majorité sur le marché suisse romand, via les différents canaux précités, imprimés et e-books confondus. L’ouverture espérée du marché français changerait assurément la donne. L’avenir le dira.

Le succès initial – il ne faut pas s’en cacher – est essentiellement dû à mon poste de Procureur de la République, déjà médiatisé à la base dans ma région et l’ensemble de la Suisse romande. Ce poste exposé publiquement m’a assurément donné un avantage au départ sur d’autres auteurs auto-publiés et m’a permis – cerise sur le gâteau – de battre des best-sellers dans certaines régions. Au départ, les gens ont certainement voulu lire ce qu’un Procureur pouvait écrire comme polar / thriller, avec la part de réalisme que cela peut supposer. Ensuite, de nombreux lecteurs se sont détachés de cette première image, en constatant que mon but n’était pas faire du « scientifique » (même si la part de réalisme est très importante pour donner du crédit à des scènes imaginaires), mais pour qu’ils passent tout simplement un bon moment, sans prise de tête philosophico-littéraire, avec un cocktail au bord d’une plage de sable blanc. C’est là que le bouche à oreilles a commencé, avec son effet boule de neige, dépassant petit à petit les frontières de ma région et même de la Suisse romande, pour déborder (pour l’heure certes modestement) en France. Les messages de soutien et d’encouragement à continuer affluent, avec en point d’orgueil, certaines personnes avouant avoir repris goût à la lecture grâce à mes romans après plus de vingt ans sans toucher un livre… Effet géographique ? Pas seulement, puisque ce genre de message arrive même de parfaits inconnus en France.

Et pour finir, un petit teaser au sujet de votre dernier roman, EMORATA, qui sort le 20 octobre prochain ?

 Un policier suisse est retrouvé à l’aube, assassiné et horriblement mutilé sur une plage du Sud de la France. Y était-il en vacances ? Enquêtait-il sans commission rogatoire internationale, en violation de la souveraineté territoriale française ? Policiers suisses et français vont travailler main dans la main pour découvrir ce qui relie la découverte d’un doigt dans un tas de neige de la métropole horlogère suisse de La Chaux-de-Fonds au cadavre d’une petite gitane retrouvé dans les salins d’Aigues-Mortes en Camargue. De part et d’autre, personne n’en sortira indemne.

 Retrouvez le roman Ilmoran en lecture en série gratuite  et en vente  en version complète sur Booknseries.fr et l’ensemble des œuvres de Nicolas Feuz  sur  http://feuznicolas.wix.com/romans#

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