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virtuadreamer

– L’amououour, mon grand ! De cinq à quatre-vingt-quinze ans, sache qu’une femme ne rêve que d’une seule chose : d’amour ! Si tu as agi par passion, tu lui prouveras que tu as la même sensibilité qu’elle, tu seras pardonné.
– Mais si je la trompe par exemple, elle ne pourra jamais me pardonner, si ?
Alice s’était redressée pour aller se servir un Martini au mini bar situé sur la terrasse de la suite. Sans prendre la peine d’enfiler un caleçon. Denis l’y avait rejointe pour suivre la fin d’une leçon de choses dont la fin de l’après-midi lui avait prouvé qu’elle n’était pas seulement théorique.
– Mais évidemment jeune imbécile ! ELLE ne te le pardonnera pas. Mais ses copines, après l’avoir laissée pleurer sur leur épaule, te le pardonneront. Et les copines de ses copines aussi ! »
Depuis lors, Denis avait échafaudé plusieurs histoires rocambolesques dont il était le héros et où l’amour se mêlait à la trahison, parfois même, à la violence. Chaque fois, il était éberlué de lire la compassion dans le regard de ses interlocutrices, plutôt que les reproches. Et Elisa ne faisait pas exception. « Il faut dire qu’avec l’accident de voiture et la mort de mon amour d’enfance enfin retrouvé, j’ai mis le paquet », ricanait Denis, étonné de son aplomb à livrer un mensonge aussi gros.
Un silence s’était installé entre eux. Il décida de le mettre à profit, faisant monter à ses yeux une buée de circonstance.

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