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virtuadreamer

Heureusement, il y avait l’enveloppe. Le simple fait de l’évoquer mit fin à sa contrariété. Elle portait le numéro trente et attendait bien sagement au fond de la poche intérieure de sa veste. Non seulement Elisa s’était révélée être une maîtresse hors pair mais en plus, elle s’était montrée très généreuse lors de l’épilogue qu’il réservait à ses partenaires de jeu. Trois mille euros. C’est ce qu’il appelait une bonne prise. Le barème était échelonné sur la fiche de paie. Denis avait jugé que c’était plus juste pour tout le monde. Elisa avait immédiatement annoncé la somme, en livre sterling bien sûr. Mais Denis avait l’habitude. Il utilisait son téléphone pour aller chercher sur internet le taux de conversion, il se faisait un point d’honneur à toujours arrondir la somme à son désavantage. Il n’était quand même pas à quelques centimes près !!! Et puis ce n’était pas l’argent qui comptait mais le reste… Mots prononcés froidement qui faisaient tout basculer en une seconde. Et leur soumission inconditionnelle presque éternelle. Un vrai pacte avec le diable.
A l’idée des dernières heures passées avec Elisa, Denis eut une bouffée de chaleur « Non. Calme toi mon grand.» s’ordonna-t-il. Denis savait bien qu’il était temps de quitter la peau de Laurent, de le laisser sur le seuil de la chambre d’hôtel, de redevenir le jeune homme discret qu’il était le reste du temps. Le fiancé de Carine. Le monsieur tout le monde et passe-partout qu’il avait été pendant tant d’années. Denis attrapa la serviette pliée sous le lavabo, s’en fit un pagne, puis revint s’assoir sur le lit face à la glace.

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