Sous les couvertures…

Acheter un livre, c’est comme acheter une maison. Avant d’y vivre, avant même de s’y projeter, on en regarde la façade, le jardin et on décide si elle peut nous plaire ou non. Il en va de même pour un roman. La couverture donne la première impression, et par là même, la première émotion. Elle installe le genre, l’histoire, mais aussi  la qualité du contenu et le professionnalisme de l’auteur.

Alors bien sûr, quand il s’agit de mettre la touche finale à son «  bébé »,on est tenté de se faire plaisir… Mais il ne faut pas oublier le lecteur qui, lui, est habitué à certains codes. Dès lors, s’il n’est pas interdit d’être original -bien au contraire !- il faut éviter de perdre son public en oubliant les bases de ce qui fait d’une couverture la clé d’entrée vers un roman.

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Ce qu’il faut éviter …

Le “too much” : une couverture chargée, des polices trop travaillées et illisibles, des couleurs trop nombreuses, trop présentes. Dans le doute, restez sobres. Si les logiciels de création offrent de nombreuses possibilités, il ne s’agit pas ici de toutes les exploiter 🙂 . Par exemple deux polices, l’une pour le titre, l’autre pour toutes les autres mentions, suffisent. Eviter aussi les images surchargées qui nuisent à l’impact du message. En un clin d’œil le lecteur doit saisir, le titre, le genre et l’ambiance.

Le déjà vu : Internet offre une banque de données illimitées en terme d’images. Si vous voulez utiliser une photo pour votre couverture, prenez le temps de chercher, et soyez prêts à débourser quelques euros. Certaines images (souvent gratuites) sont utilisées dans de nombreuses campagnes de pub et donnent un sentiment diffus de déjà vu qui banaliseront votre couverture.

Le vite fait mal fait : créer une couverture, c’est créer sa marque. Même si vous ne publiez qu’ au format e-book, envisagez votre livre sous un format papier. Certaines mentions doivent être organisées : bio , ISBN, nom et photo de l’auteur, genre, doivent être positionnés une fois pour toutes. Ne négligez pas la quatrième de couve et la tranche, ils positionnent votre œuvre autant que la couverture.

Alors, avant de se lancer, quelques conseils

Préparez vous un brief complet : inspirez vous des grandes collections existantes. Faîtes un ‘ j’aime – j’aime pas’ des couvertures de livres du même genre,  sélectionnez les éléments ou la mise en page dont vous voudriez vous inspirer.

Observez les tendances : dans le livre aussi la mode a son rôle à jouer. Un choix approprié de polices, de couleurs, de texture, classifiera immédiatement votre roman dans une tendance actuelle.

Soignez l’illustration : Elle reste la clé de votre couverture. Elle doit bien sûr correspondre au message que vous voulez transmettre, mais, là encore, n’hésitez pas à demander conseil autour de vous et à solliciter des graphistes. Gardez en tête que si l’illustration peut aiguiller le lecteur sur le contenu de votre roman, elle doit avant tout séduire et interpeller.

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article publié le 4 Mai 2015

Sur le même sujet un très bon article du NewYorkTimes qui nous prouve que les e-book n’ont pas tué la créativité

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